Quelques repères sur Gaston Floquet

Naissance à Bar-le-Duc en 1917, études à Verdun, puis à Paris où il suit des cours d'art dramatique. Puis vient la guerre. Captivité pendant cinq ans en Allemagne.
Revenu en France, il devient tour à tour correcteur dans l'imprimerie d'un quotidien, traducteur d'allemand et comédien.
Ce n'est qu'à partir de la quarantaine qu'il se met au dessin, à la peinture, aux collages et à la sculpture. Vocation tardive.

Le sculpteur s'empare du monde qui l'entoure. Il y recueille des os, des bois, des pierres, des coquillages et des ferrailles qui lui plaisent. Il s'approprie les choses et crée un univers issu de la matière. Avec les matériaux hors d'usage qu'il réutilise, il crée un monde "presque entièrement récupéré du nôtre". Il colle et soude les rebuts de notre monde.
En 1972, il s'installe à Saint-Rigomer-des-Bois (Sarthe) dans une fermette où il consacre l'essentiel de son temps à peindre et à sculpter.
Création de l'association des amis de Gaston FLOQUET le 11 septembre 1993 : une centaine de personnes adhèrent en France et à l'étranger .
A sa disparition en 2001, il laisse plus de huit mille oeuvres, dont près de mille sculptures.
"La sincérité d'un artiste, c'est sans doute de se laisser mener sans savoir où" (Jean Bazaine)

AMIS, COLLEGUES, REFERENCES, RENCONTRES, METIERS

Anne-Marie DUBOZ, épouse de Gaston Floquet, avait monté sous le nom de Maria Féro sa propre compagnie. Comédienne aussi, elle a joué avec lui dans Ubu-Roi par exemple.

AMIS

Gaston Floquet a toujours évité les coteries parisiennes. Néanmoins, il a noué une véritable amitié avec le surréaliste Oscar DOMINGUEZ (1906 – 1959).

François MATHEY, condisciple de lycée (1934 - 1993) à Verdun, resté un ami de Gaston, devenu conservateur en chef du musée des Arts Décoratifs à Paris, où il exposa Picasso, Léger, Chagall, les papiers collés de Matisse, Mark Tobey, Dubuffet, Mathieu…, de leur vivant. « Carrière atypique et courageuse » (le Monde du 6 janvier 1993)

Jean GUICHARD-MEILI, critique d’art et écrivain, condisciple.

Michel CARADE, peintre (auquel est consacré un chapitre dans "La Peinture, Aujourd'hui" de Jean Guichard-Meili).

Jacques LEMARCHAND, critique dramatique au Figaro.

Les prisonniers du stalag XIII, avec qui il faisait du théâtre.

Ambroise MONOD, créateur du Récup’Art, rencontré par l’intermédiaire de Claude Leroy, de l’association des Amis de Gaston Floquet en 94.

Les « AMIS DE GASTON FLOQUET », dont bon nombre le fréquentèrent et l’accompagnèrent pendant de longues années.

 

COLLEGUES et RENCONTRES

Comme acteur, il a connu (et parfois joué avec) :

Laurent TERZIEFF

Delphine SEIRIG

Pierre DEBAUCHE
(comédie de l’Ouest) et les acteurs de la compagnie

Daniel GELIN

Sylvia MONTFORT


Comme plasticien, a rencontré CALDER, André MASSON et André LHOTE (avec lequel il aurait pris un cours de dessin), tous les deux rencontrés à l'atelier d'Oscar DOMINGUEZ, où il se rendait souvent.

Aude PESSEY-LUX, conservateur du Musée des Beaux Arts et de la Dentelle d'Alençon, dont il estimait avoir reçu une reconnaissance institutionnelle.

Céline MIGEON, cinéaste, qui a réalisé un beau portrait filmé de 55 minutes "Gaston Floquet, l'Art au Quotidien".

 

METIERS

ACTEUR

TRADUCTEUR

CORRECTEUR DANS L’IMPRIMERIE

Il a travaillé comme correcteur pour le Parisien Libéré, l’HumanitéLes Cahiers du Communisme, Combat dans les années 50 et 60. C’est là qu’il a fait des dessins et des encres avec du matériel et du temps « de récupération ». Le statut spécial des correcteurs dans l’imprimerie rendait cette activité professionnelle compatible avec celle de comédien et les tournées théâtrales. Daniel FONTAINE, retraité à Trangé près du Mans, a travaillé à ses côtés.

ET PUIS ...

... il fut figurant au théâtre, représentant en vins et spiritueux, eut de petits rôles au cinéma, et beaucoup d'autres emplois alimentaires.